Saturday, October 15, 2011

Barbara Dennerlein

Barbara Dennerlein playing the Hammond organ in 1988:

...and a church organ in 2009:

Friday, October 14, 2011

Monday, October 10, 2011

Doris Lessing

Rhys Chatham, Jacob Kassay, and Charles Baudelaire

Rhys Chatham performs at a Jacob Kassay gallery opening:



(Chatham's new LP is Rêve Parisien.)

"Rêve Parisien," by  
Charles Baudelaire

A Constantin Guys

I
De ce terrible paysage,
Tel que jamais mortel n'en vit,
Ce matin encore l'image,
Vague et lointaine, me ravit.

Le sommeil est plein de miracles!
Par un caprice singulier
J'avais banni de ces spectacles
Le végétal irrégulier,

Et, peintre fier de mon génie,
Je savourais dans mon tableau
L'enivrante monotonie
Du métal, du marbre et de l'eau.

Babel d'escaliers et d'arcades,
C'était un palais infini
Plein de bassins et de cascades
Tombant dans l'or mat ou bruni;

Et des cataractes pesantes,
Comme des rideaux de cristal
Se suspendaient, éblouissantes,
À des murailles de métal.

Non d'arbres, mais de colonnades
Les étangs dormants s'entouraient
Où de gigantesques naïades,
Comme des femmes, se miraient.

Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
Entre des quais roses et verts,
Pendant des millions de lieues,
Vers les confins de l'univers:

C'étaient des pierres inouïes
Et des flots magiques, c'étaient
D'immenses glaces éblouies
Par tout ce qu'elles reflétaient!

Insouciants et taciturnes,
Des Ganges, dans le firmament,
Versaient le trésor de leurs urnes
Dans des gouffres de diamant.

Architecte de mes féeries,
Je faisais, à ma volonté,
Sous un tunnel de pierreries
Passer un océan dompté;

Et tout, même la couleur noire,
Semblait fourbi, clair, irisé;
Le liquide enchâssait sa gloire
Dans le rayon cristallisé.

Nul astre d'ailleurs, nuls vestiges
De soleil, même au bas du ciel,
Pour illuminer ces prodiges,
Qui brillaient d'un feu personnel!

Et sur ces mouvantes merveilles
Planait (terrible nouveauté!
Tout pour l'oeil, rien pour les oreilles!)
Un silence d'éternité.

II
En rouvrant mes yeux pleins de flamme
J'ai vu l'horreur de mon taudis,
Et senti, rentrant dans mon âme,
La pointe des soucis maudits;

La pendule aux accents funèbres
Sonnait brutalement midi,
Et le ciel versait des ténèbres
Sur le triste monde engourdi.

Saturday, October 8, 2011

Domingo, Midgette, and the Definition of "Sabotage"

Evidently Placido Domingo, whose first language is Spanish, and who is not a professional writer, has a better grasp of the English language than Washington Post classical music critic Anne Midgette. In this review of Washington National Opera's Tosca production, Midgette wrote that Domingo "sabotaged" the performance:
All the performances were hampered, indeed sabotaged, by the conducting. Placido Domingo, appearing for the first time since stepping down as general director, is a wonderful singer. But rather than supporting the singers, his conducting either drowned them out or tripped them up.
And in this letter to the editor, Domingo protested that, "an act of sabotage is a destructive act done on purpose. Her remark suggests not only that I “spoiled” the performances but that I did so intentionally. This is unconscionable." Midgette responded on the newspaper's website without directly addressing Domingo's central point. Indeed, her evasive reply didn't even reference the term "sabotage," which connotes deliberate intent.  It's one thing to say that Domingo's an incompetent conductor, but that doesn't mean his intentions are nefarious.  Midgette should have at least showed a little contrition, no?



Here, Midgette moderates a conversation with several opera-world luminaries:

Thomas Quastoff Sings "Auf dem Flusse"


The score to Schubert's Winterreise is here.  And... this is perhaps not so successful.